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  • Photo du rédacteurGary O'Brien

Le Tipperary Settlement-3e partie

Dernière mise à jour : 5 sept. 2023

William Dawson (~1770-1831) et Catherine Broderick (~1768-1848)


Nous allons aborder maintenant une famille des plus importantes des débuts de Ste-Brigitte, soit la descendance du couple formé par William Dawson (~1770-1831) et Catherine Broderick (~1768-1848). Ce couple vivait dans l’ouest du comté de Tipperary, près du comté de Limerick, et on a pu retrouver certains des actes de baptême de leurs enfants. Ces naissances ont eu lieu près de l’endroit où vivait également l’autre William Dawson (mari de Sarah Keough), à Knockfune, ce qui nous confirme que ces immigrants se connaissaient, et étaient sans doute apparentés. Le couple a 8 enfants connus, nés entre 1791 et 1814 en Irlande, et leur arrivée se situe probablement en 1831. Le 27 juillet 1831 à Charlesbourg, on a inhumé « un Irlandais âgé d’environ 60 ans », et on peut supposer qu’il s’agissait de notre William Dawson. Son nom était écrit Dosen ou Dason .Son épouse Catherine Broderick, de la « mission de Ste-Brigitte de Laval » est aussi inhumée à Charlesbourg le 22 novembre 1848. Voyons voir ce qui est arrivé à leurs enfants…


1- Patrick Dawson a été baptisé à Nenagh, le 2 février 1792, alors que le couple habitait Lisbunny. Il se marie en avril 1832 dans la paroisse St-Roch de Québec, avec Johanna Butler, avec laquelle il aurait un degré d’affinité au 2e degré. Au recensement de 1871, on apprend qu’elle est sage-femme. Il est cultivateur, et vit donc probablement dans un des rangs de L’Ange-Gardien sur le lot #3 du 5e rang. Ceci est confirmé par le « titre nouvel » obtenu du Séminaire en 1858. On mentionne d’ailleurs qu’elle est veuve de William McKie (McHugh?), de Kilcommon, Tipperary. Il est décédé en 1865 et Joanna en 1879, et tous leurs enfants sont nés à Laval, quoiqu’un William Dawson (fils peut-être du premier mariage de Joanna adopté par Patrick? ) serait né en 1830 en Irlande. Le 13 juillet 1832, Catherine Dawson est née et baptisée à l’Ange-Gardien, 4 mois après le mariage. La mère était-elle déjà enceinte ou le couple se serait-il déjà marié avant leur départ de l’Irlande ? Toujours est-il qu’on ne sait pas ce qui est arrivé avec cette Catherine, car on a perdu sa trace. Peter Dawson est né le 16 décembre 1834 à la Mission de Laval, il est décédé à l’asile de St-Michel-Archange en 1898. Une fille Esther apparait au recensement de 1861, âgée de 26 ans, mais on n’a pu retrouver son acte de baptême ni ce qui lui arrive après cette date. William Dawson se marie avec Mary Whelan en 1860, mais on ne peut être certain si c’est celui né en 1830 ou après. Fait exceptionnel pour l’époque, son épouse demande la séparation en 1868, et elle se remariera aux USA en 1871. Leur fille Mary Anne (1861) et elle-même avaient

alors émigré à New York. Le sort de William nous est inconnu. Le 12 juillet 1872, le registre du Séminaire de Québec indique qu’une lettre fut envoyée par le prêtre de la paroisse, F.X. Méthot à propos de cette séparation et le fait que Mary se soit remariée, disant que cela avait « fait scandale».






Bridget est née en avril 1837, et en 1865 elle épouse à Laval John Malone, un Irlandais habitant à ce qui s’appelait alors St-Dunstan (Lac Beauport). Ils s’établissent à Ste-Brigitte où ils ont 7 enfants, mais seule leur fille Ann Elizabeth aura une descendance à Québec suite à son mariage avec Owen James Hanson en 1890. Le seul survivant de cette lignée est l’ancien directeur général de la St.Brigid’s Home, Henry John Hannon (1927-2005).


2- Thomas Dawson est né vers 1798. Il obtient une concession à Laval sur le 4e rang, de même que sur les 5e et 6e rang. Il marie Mary Tobin, qui décède à 22 ans, laissant une fille que le père déshéritera en 1870 dans son testament. La raison ? Elle a eu un enfant hors naissance…il s’appelait William John et il vivait chez Thomas Jennings en 1871 et ensuite chez Matthew Keough au moins jusqu’en 1891. Une autre fille est née qui épouse James Malone de lac Beauport en février 1865, mais elle se noie au printemps suivant. C’est donc une famille marquée par le malheur…(on reviendra sans doute sur la question des noyades à SBDL, car il y en a eu plusieurs, surtout au printemps). En annexe, j’ai ajouté la traduction libre du testament de Thomas Dawson, car il est très intéressant.*


3- John Dawson, né vers 1802, épouse Margaret Tierney, fille de John et Nancy Ann Brassell ou Brazil, aussi de la région de Kilcommon, en 1835 à SBDL. Il possède des terres sur le 4e rang de L’Ange-Gardien de même que sur le 5e rang. Juste avant son décès en 1872, il lègue à ses fils William et Patrick ces terres. Cependant, ni eux, ni leur soeur Anne n’aura de descendance dans la région, donc ces terres seront éventuellement revendues. Le fils aînée, William John (1836-1909) s’était marié avec Margaret Hurley en 1861, mais aucun enfant n’est issu de cette union. Patrick, (1841-1920) ne s’est pas marié et Anne a eu une fille de son mariage avec John Bolan en 1880, mais ils sont allés à Montréal. Pour ce qui est des deux autres fils, John (1837-1922) et Thomas (1845-1924), un livre pourrait être écrit à propos de leurs aventures dans l’Ouest américain, où ils se retrouvent dès le milieu des années 1860, travaillant dans les chantiers, parfois à la recherche d’or, fréquentant les personnages plus ou moins honnêtes du Far West. Ils aboutissent finalement au Montana, nouvel état des USA ouvert à la colonisation après l’expulsion forcée des Premières nations qui y vivaient. Ils établissent une véritable dynastie dans la Boulder Valley dans les années 1880, avec des centaines de descendants répartis dans l'Ouest. On y trouve encore une ferme Dawson dans cette région, qui a fait l’objet d’un article dans le Los Angeles Times en 1986: https://www.latimes.com/archives/la-xpm-1986-11-02-tm-15336-story.html


4- Margaret Dawson, serait née vers 1807, elle se marie à Kilcommon, Tipperary avec John Keough, fils de John et Catherine Blake. Le couple a 7 enfants nés d’abord à Kilcommon et , à partir de 1835, à SBDL. Cependant, ce couple ayant une descendance dans la lignée des Keough/Hough/Howe, on en parlera ultérieurement.


5- Nancy Ann Dawson, est née vers 1808, elle se marie également à Kilcommon, dans un endroit appelé Bealaclave comme sa soeur, en 1826 avec Patrick William Carroll. Le couple a 2 enfants nés en Irlande, mais le 3e, Richard Carroll, est baptisé le 2 août 1831 à Charlesbourg, ce qui confirme une arrivée probable au printemps de cette année-là. Encore une fois, on parlera en détail de cette famille dans un article sur les descendants Carroll à Laval, car Patrick William est le premier de ce nom arrivé ici du Tipperary.

Le lieu dit Bealaclave est près de Kilcommon, dans le Tipperary: https://goo.gl/maps/wWkKiJpyJt8o5j8o6


6- Mary Dawson a épousé Matthew Keough en 1835 à SBDL, le frère de John, époux de Margaret. Leur descendance nombreuse, dans la région de Québec, se retournera aussi dans le Dakota du Nord. On en reparlera donc dans l’article sur les Keough.


7- William Dawson, enfin, qui est né vers 1812, serait donc arrivé avec la famille vers 1831 et laissera une nombreuse descendance suite à son mariage à son mariage de Catherine Tierney, aussi du Tipperary, en avril 1837 à Laval.


8- Catherine Dawson est née à Tooreen, Tipperary en 1814, mais on ne trouve pas sa trace au Canada.


Les divers lieux confirmés de naissance ou mariage dans le comté de Tipperary:



Source: googlemaps


La descendance de William et Catherine Tierney


Il s’agit donc du couple qui nous intéresse davantage, car ils sont encore parmi nous à travers leurs descendants. À noter que la famille Tierney fera aussi l’objet d’un article, car elle provient du même coin de Tipperary que les Dawson. William exploite une terre de 150 arpents dans ce qu’on appelle alors le 4e rang de L’Ange-Gardien, où il a un cheptel assez important (12 moutons, 3 cochons, 4 vaches laitières en 1871). Cette terre sera cédée à son 4e fils, Patrick, en 1875, qui lui-même s’en départira dans les années 1880 avant son départ vers Ottawa. Un des fils, William John, héritera d’une partie des terres, mais ne laisse pas de descendant, ne s’étant pas marié. Voici donc le destin des 12 enfants du couple sous forme de tableau:


On note ici le passage à Chippewa Falls d'un des fils. Quelques autres habitants de SBDL iront aussi dans cette région, pour travailler dans le bois et/ou s'établir sur une ferme.


Les descendants Dawson de Moulin-Vallière


Comme il arrive souvent donc, le cadet de la famille n’hérite pas de la terre, ou doit se contenter d’une partie. Les autres membres de la famille ont quitté pour d’autres cieux, attirés par les emplois dans l’industrie forestière ou autres. James reste à Québec avec son épouse Margaret, où leurs descendants sont bien sûr des Dawson, mais aussi des Vallière (sans s) car l’aînée Catherine Katie, épouse Leon Albert Vallière en 1907, à Laval, où il verront 14 enfants naître dans ce qu’on appeler le quartier du Moulin-Vallière.


  • Marguerite Germaine (1908), qui épouse Henri Giroux en 1937;

  • Blanche Alberta Berthe (1909) qui épouse Leopold Dawson, en 1939, issue d’une autre branche Dawson, celle de Patrick et Honorah Sheehan, parents de Roland, Raymond et Pauline;

  • Leopold (1910), qui épouse Blanche Aubé en 1938, parents de André et Monique;

  • Ernest (1912-1987);

  • Armand (1915-1923);

  • William Edouard (1917) qui épouse Marie Paule Girard en 1946, parents de 5 enfants;

  • Michael Joseph Victor (1918-1988) qui épouse Thérèse Blouin en 1955;

  • Israël (1921);

  • Rita Irène (1922) qui épouse Adrien Girard en 1943;

  • Anne Adrienne (1923) qui épouse Ovila Laflamme en 1963;

  • Alphonse Miville (1924-1926);

  • Adélard Omer (1928-2004) époux de Luminée Allaire en 1956;

  • Charles Magella (1929), époux de Monique Duguay en 1956;

  • Gertrude (1933), épouse de Jean Paul Archambault en 1960.


De gauche à droite première rangée arrière.

Albert Vallière et son épouse Kate Dawson, Maggie Crow, épouse de James Dawson . Léon Vallière, Tommie Dawson et son épouse Gertri. Lyle Dawson, Patricia Dawson, Annet et Berta Vallière, Margaret Dawson. Les enfants Vallière et Ernest. Gracieuseté: Coll Monique Girard. Photo publiée sur la page Facebook de la SHSBDL.




La plupart des enfants de ces couples ont vu le jour, ont grandi et certains habitent encore Ste-Brigitte-de-Laval. En juin 1961, un violent incendie a détruit une maison et 3 hangars à Moulin-Vallière, heureusement sans faire de victimes (page 42 du Soleil): https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/3292608?docsearchtext=Valliere


Les soeurs Dawson de James et Margaret


Une soeur de Katie, Eliza Jane, voit le jour en 1887, mais décède peu à l'âge de 4 mois. Mary Ellen est née en 1889, et elle épouse Patrick Duggan en 1911, aussi de SBDL, mais le couple quitte pour le Rhode Island en passant par le New Hampshire après 1912. Enfin, Margaret Mary, née en 1895, épouse Patrick Jeremiah Tierney, aussi liée aux Dawson, en 1914, sans laisser d’enfants.


Les 4 frères Dawson qui sont restés à Laval


Les fils de James et Margaret Crowe sont demeurés dans la région de Québec. John Joseph Dawson (1891-1965) bien connu car il a épousé Mary Ellen Millie O’Neil en 1909, est connu sous le nom de Jack, et est demeuré à Laval jusqu’à son décès. Millie est aussi liée à une autre branche Dawson, celle de Philip et Mary hickey. Les enfants de Jack et Millie sont:


William Thomas (1893-1960) épouse Ellen Madden de Valcartier en 1915, et il demeure à Limoilou, employé du CNR.


James Lambert, né en 1899, est décédé à l’âge de 8 ans à SBDL. Charles Edouard, né en 1900, est décédé en 1958 à Ste-Brigitte, célibataire. Enfin, le cadet Thomas Michael, né en 1903, a épousé à St. Patrick Catherine Gertrude Redmond en 1938, mais aucun enfant n’est issue de ce mariage. Il est inhumé au cimetière de Ste-Brigitte en octobre 1966.

Si je me permets un lien personnel ici, Catherine Gertrude Redmond, de Québec, était la soeur de Agnes Aggie Redmond, épouse de mon grand-oncle Richard Benjamin O’Brien, ancien pompier de la ville de Québec, décédé alors qu’il combattait un incendie en 1943.


Enfin, des remerciements à Patrick Doyle, qui a effectué une recherche approfondie sur cette famille: https://pjdoylesite.wordpress.com/william-dawson-catherine-tierney/


Il est descendant de William Dawson et Catherine Tierney, par Thomas, qui a épousé Julia Barrett à Old Chelsea, en Outaouais. Les enfants ont grandi à Ottawa.


Annexe

  • La retranscription, en partie, du testament de Thomas Dawson, avec sa signature:

« En ce 15e jour du mois d’août de 1870. Selon la requête expresse de Thomas Dawson, fermier de la paroisse de Laval, le ss notaire public pour la province de Québec et résidant à Beauport, accompagné de Patrick Boylan (Boland) et William Martin, fermier aussi de ladite paroisse, nous sommes rendus à la résident de Sieur Matthew Keough, fermier de la paroisse de Laval et y avons rencontré le dit Thomas Dawson, en santé fragile mais sain d’esprit et disposant de sa mémoire et compréhension, comme il apparait au dit notaire et témoins, dans sa conversation et ses manières. Il a ainsi fait et dicté ses dernières volontés et testament:

1- Je recommande mon âme au Seigneur, ...et la somme de 6 ou 7 les pour les dépenses funéraires et messes.

2- Je lègue à mon frère John Dawson de Laval (note-il décèdera en 1872) les 15 acres de terre que j’ai acheté de M. Bernard Murphy, fermier de Laval, situés dans les 4e rang de cette paroisse, d’un acre de large sur 15 acres de profondeur, bornés au front par le 3e rang, à l’arrière par d’autres terres m’appartenant, et qui appartiendront à M. Matthew Keough, au Sud par William Dawson et au Nord par le dit John Dawson, avec les bâtiments et dépendances... après le jour de mon décès, conditionnellement au paiement des arrérages de la rente et la balance due à M. Bernard Murphy, soit environ 12 et 6 pences, et 7 dollars que je dois à M. Patrick Lawlor de Québec ...

3- Pour ce qui est du reste de ma propriété et autres immeubles et meubles et personnels, je lègue à M. Matthew Keough de Laval, chez qui j’ai résidé durant les 5 ou 6 dernières années, en signe de reconnaissance pour les services qu’il m’a rendus en demeurant chez lui. ... en accord avec les conditions suivantes, soit de payer les dues seigneuriales et autres et mes dettes à l’exception e celles mentionnées dont est responsable mon frère John Dawson.

Je lui demande également d’élever comme un des ses enfants mon petit-fils William Dawson, qui vit présentement avec Thomas Jennings de Laval, et fils de ma fille Catherine Dawson, jusqu’à ce qu’il est atteint l’âge de majorité, et d’être traité de manière juste et digne et de lui donner ma meilleure éducation possible comme à ses propres enfants, et si l’enfant désire devenir un artisan, de lui trouver un bon maître d’oeuvre et où il serait bien traité.

4- Je désigne le dit Matthew Keough d’être mon mandataire universel et légal.

5- Il n’est pas mon intention de léguer ou laisser quelque biens meubles ou immeubles à ma dite fille Catherine Dawson, demeurant maintenant à Québec.

6- Je nomme et désigne Matthew Keough comme exécuteur testamentaire...

7- Je révoque tout testament précédent et codicilles... ainsi a fait le nommé Thomas Dawson devant moi notaire Edward O’Brien, en présence des témoins et a déclaré que ce sont ses derniers souhaits et testament, ici dans la paroisse de Laval, et nous avons signé, l’acte # 1061


Thomas Dawson (a signé deux fois), Patrick Boylan, William Martin et Ed. O’Brien (notaire de Beauport).




La descendance de William et Catherine Broderick pour les 3 premières générations. On constate que les familles Dawson, Keough, Carroll et Tierney, toutes originaires du Tipperary, s'y retrouvent.


Si vous vous intéressez davantage à cette famille, ne vous gênez pas de me contacter à garyjobrien@gmail.com pour obtenir la descendance complète du couple Dawson/Broderick


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